Pensées de Themys

Mes rêves de sirènes, Mes pensées secrètes, Mon fiel pour les sorcières qui pourrissent mon existence...

13 juillet 2008

Vision III

1172867Un monde à moi
Ma féerie personnelle,
Un printemps éternel,
Un monde magique,
Une ouverture vers l'outer-space.

Ouvrir les yeux,
Revoir les trésor disparus,

Je me souviens,
d'une vision d'ailleurs,

Je suis Sayonara,
L'esprit ancien,
La néréïde chassée,
Je me veux parmis les miens,
L'exil a trop duré,
J'ai assez dormi

Par delà le temps,
Au confin de l'espace,
Retrouver le passage secret,

Donne moi encore la vue,
Même si elle brule mon coeur et mon âme,
Un instant, un instant seulement,
Même si l'étincelle me consume,
J'aimerais...

Retourner en cet endroit,
Où jadis je fus,
Sereine et en paix,
Heureuse,

J'aimerais retrouver la grotte enchantée,
Ses colonnes de terre et ses habitants fés,
Donne-moi la magie,
Je veux rejoindre mon éternité.

Themys

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12 juillet 2008

Who opened the door to nowhere ?

Avancer,
Prendre un chemin,enchain_e
Ne pas prendre l'autre,
Faire un choix,
Seule,
Ne plus réfléchir,
Agir !

Le sol peut s'écrouler,
Parfois j'aimerais...
Qu'il s'écroule bien,
Qu'il s'écroule vite,
Mais je ne renoncerais pas,

Quand on est perdu, il reste l'orgueil
On s'effondrera plus tard,

La flamme a été soufflée,
Qui a ouvert la porte vers nulle part ?

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11 juillet 2008

Vision II

You know we aren't meant to exist in the outside world !

outside

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10 juillet 2008

Karisma

Soleil_couchant

Ca faisait plusieurs jours maintenant que Lullaby allait du côté de la maison grecque. Elle aimait bien le moment où, après avoir sauté sur tous ces rochers, bien essoufflée d'avoir couru et grimpé partout, et un peu ivre de vent et de lumière, elle voyait surgir contre la paroi de la falaise la silhouette blanche, mystérieuse, qui ressemblait à un bateau amarré. Il faisait très beau ces jours-là, le ciel et la mer étaient bleus et l'horizon était si pur qu'on voyait la crête des vagues. Quand Lullabu arrivait devant la maison, elle s'arrêtait, et son coeur vattait plus vite et plus fort, et elle sentait une chaleur étrange dans les veines de son corps, parce qu'il y avait sûrement un secret dans cet endroit.

Le vent tombait d'un seul coup, et elle sentait toute la lumière du soleil qui l'enveloppait doucement, qui électrisait sa peau et ses cheveux. Elle repirait plus profondément, comme quand on va nager longtemps sous l'eau. Lentement, elle faisait le tour du grillage, jusqu'à l'ouverture. Elle s'approchait de la maison, en regardant les six colonnes régulières blanches de lumière. A haute voix, elle lisais le mot magique écrit dans le plâtre du péristyle, et c'était peut-être à cause de lui qu'il y avait tant de paix et de lumière :

"Karisma"

Le mot rayonnait à l'intérieur de son corps, comme s'il était écrit aussi en elle et qu'il l'attendait. Lullaby s'asseyait sur le sol de la véranda, le dos appuyé contre la dernière colonne de droite, et elle regardait la mer.

Le soleil brûlait son visage. Les rayons de lumière sortaient d'elle, par ses doigts, par ses yeux, sa bouche, ses cheveux, ils rejoingaient les éclats des rochers et de la mer.

Il y avait le silence, surtout, un silence si grand et si fort que Lullaby avait l'impression qu'elle allait mourir. Très vite, la vie se retirait d'elle et partait, s'en allait dans le ciel et dans la mer. C'était difficile à comprendre, mais Lullaby était certaine que c'était comme cela, la mort. Son corps restait où il était, dans la position assise, le dos appuyé contre la colonne blanche, tout enveloppé de chaleur et de lumière. Mais les mouvements s'en allaient, se dissolvaient devant elle. Elle ne pouvait pas les retenir. Elle sentait tout ce qui la quittait, s'éloignait d'elle à grande vitesse comme des vols d'étourneaux, comme des trombes de poussière. C'étaient tous les mouvements de ses bras et de ses jambes, les tremblements intérieurs, les frissons, les sursauts. Cela partait vite, en avant, lancé dans l'espace vers la lumière et la mer. Mais c'était agréable, et Lullaby ne résistait pas. Elle ne fermait pas les yeux. Les pupilles agrandies, elle regardait droit devant elle, sans ciller, toujours le même point sur le mince fil de l'horizon, là où il y avait le pli entre le ciel et la mer.

La respiration devenait de plus en plus lente, et dans sa poitrine, le coeur espaçait ses coups, lentement, lentement. Il n'y avait presque plus de mouvements, presque plus de vie en elle, seulement son regard qui s'élargissait, qui se mêlait à l'espace comme un faisceau de lumière. Lullaby sentait son corps s'ouvrir, très doucement, comme une porte, et elle attendait de rejoindre la mer. Elle savait qu'elle allait voir cela, bientôt, alors elle ne pensait à rien, elle ne voulait rien d'autre. Son corps resterait loin en arrière, il serait pareil aux colonnes blanches et aux murs couverts de plâtre, immobile, silencieux. C'était cea, le secret de la maison. C'était l'arrivée vers le haut de la mer, tout à fait au sommet du grand mur bleu, à l'endroit où l'on va enfin voir ce qu'il y a de l'autre côté. Le regard de Lullaby était étendu, il planait sur l'air, la lumière, au-dessus de l'eau.

Son corps ne devenait pas froid, comme sont les morts dans leurs chambres. La lumière continuait à entrer, jusqu'au fond des organes, jusqu'à l'intérieur des os, et elle vivait à la même température que l'air, comme les lézards.

Lullaby était pareille à un nuage, à un gaz, elle se mélangeait à ce qui l'entourait. Elle était pareille à l'odeur des pins chauffés par le soleil, sur les collines, pareille à l'odeur de l'herbe qui sent le miel. Elle était l'embrun des vagues où brille l'arc-en-ciel rapide. Elle était le vent, le souffle froid qui vient de la mer, le souffle chaud comme une haleine qui vient de la terre fermentée au pied des buissons. Elle était le sel, le sel qui brille comme le givre sur les vieux rochers, ou bien le sel de la mer, le sel lourd et âcre des ravins sous-marins. Il n'y avait plus une seule Lullaby assise sur la véranda d'une vieille maison pseudo-grecque en ruine. Elles étaient aussi nombreuses que les étincelles de lumière sur les vagues.

Lullaby voyait avec tous ses yeux, de toutes parts. Elle voyait des choses qu'elle n'aurait pu imaginer autrefois. Des choses très petites, des cachettes d'insectes, des galeries de vers. Elle voyait les feuilles des plantes grasses, les racines. Elle voyait des choses très grandes, l'envers des nuages, les astres derrière l'écran du cile, les calottes polaires, les immenses vallées et les pics infinis des profondeurs de la mer. Elle voyait tout cela au même instant, et chaque regard durait des mois, des années. Mais elle voyait sans comprendre, parce que c'était les mouvements de son corps, séparés, qui parcouraient l'espace au-devant d'elle.

C'était comme si elle pouvait enfin, après la mort, examiner les lois qui forment le monde. C'étaient des lois étranges qui ne ressemblaient pas du tout à celles qui sont écrites dans les livres et qu'on apprenait par coeur à l'école. Il y avait la loi de l'horizon qui attire le corps, une loi très longue et très mince, un seul trait dur qui unissait les deux spères mobiles du ciel et de la mer. Là-bas, tout naissait, se multipliait, en formant des vols de chiffres et de signes qui obscurcissaient la soleil et s'éloignaient vers l'inconnu. Il y avait la loi de la mer, sas commencement ni fin, où se brisaient les rayons de la lumière. Il y avait la loi du ciel, la loi du vent, la loi du soleil, mais on ne pouvait pas les comprendre, parce que leurs signes n'appartenaient pas aux hommes...

sun

Extrait de "Lullaby", roman de J.M.G Le Clézio

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27 juin 2008

Song of the faith

Sin

I E YU I
NO BO ME NO
RE N MI NE
YO JU YO GO
HA SE TE KA NA E
KU TA MA E

Prie, Yu-Yevon
Rêve, enfant de prieur
Pour encore et toujours
Donne nous la gloire

Chant des priants - Final Fantasy X

Yu-Yevon, envoie Sin, la malédiction, sur tes ouailles et fais les prier pour leur malheur.

Themys

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26 juin 2008

La vie commence maintenant

nuit

Themys

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25 juin 2008

Des illusions

diamond

"On ne chevauche pas Pégaze,
Ca c'était pour l'extase,
Et l'extase, c'est fini !"

Bertrand Cantat

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22 juin 2008

Introspection

elfe


"Si vous ne trouvez plus rien,...          
                       ...
cherchez autre chose."

Bertrand Cantat

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16 juin 2008

Odeur d'Opium

black_lady_darkOpium,
Souvenirs d'automne,

Jours promis aux soucis.
Mon coeur gris devenir pluie.

Transformation magique du triste en gai.
Sentir mon coeur se serrer.
Et l'espoir infini, traverser les fines gouttes de pluie.
Faire partie du monde en l'automne gris.

Themys

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